L'arche de Noé

11 décembre 2005

divers,...

Je vous emmerde

Allez voir ailleurs si y'a des connards qui font ce qu'on fait, ça sert à quoi d'organiser un FRISSON????
Quelqu'un peut me le dire? Vous voulez arriver à quoi? Alors la JC pose des affiches jaunes et Bleues? Où est le sang, où est l'étoile sombre qui illumine la révolte? Pourquoi la colonisation aurait-elle des effets positifs? ça veut dire quoi toute cette merde? Où sommes-nous et qui sommes nous pour avoir la fierté de croire à ce que l'on fait?
La merde est fraîche, c'est comme ça que je l'aime. Allez voir ailleurs si on peut s'exulter et se vider comme cela sans risquer la peine capitale. Il y a un poète nommé Abel Chémoul qui est toujours enrôlé dans des geôles fascistes pour avoir dit : "un jour je me lèverai et il fera beau".

Je vous aime

Aime ton prochain comme toi même. J'aime la vie pour ce qu'elle est, les échecs me donnent de la force, ils libèrent mon esprit du fardeau de savoir si je suis où pas à la hauteur. Quel hauteur, celle des athlètes qui s'envolent avec une perche. J'aime les perches, celles qui sont dans l'étang derrière le tilleul. Une verveine? non je n'aime pas la tisane, c'est pour les chats et j'aime pas les chats je trouve ça con. Vous aimez les chats? Je vous aime parce que c'est vous les plus beaux. De l'intérieur comme de l'extérieur même si on voit rien depuis dedans et pis c'est un peu petit. J'aime celle qui aime la vie, elle est plus belle que vous tous parce qu'elle ne sait pas que j'aime la vie. Vous vous le savez vous l'avez lu.

Pourquoi elle? parce qu'elle m'a redonné envie de partir, de m'évader, de vivre, de m'envoler, de mourir pour la vie. Moindre retard me coupe l'apétit et m'empêche de dormir. Je suis obsédé par le temps que je n'arrive pas à arrêter. Je perds du temps pour essayer d'en gagner. Allez voir ailleurs si on vous aime autant. C'est vous qui êtes les plus beaux.

Vous vous dîtes que je vais pas bien mais en fait je ne suis déjà plus là. J'ai operé un craquage neuro-psycho-thermique à double décadence physique dont les répercussions se font surtout sentir au niveau de la tête.


JE VOUS AIME TOUS MAIS JE VOUS EMMERDE.

J'en ai marre, il faut accélérer le temps.
Quitter l'atmosphère terrestre et rejoindre les oiseaux Les oiseaux ils sont heureux, pourquoi on y arriverait pas nous? Marre de faire un pas droit 12 de travers sans direction aucune qui permettent de réguler le débit de sang au niveau de la valve aortique à une fréquence intense sans tout faire peter.
Il faut retrouver le souffre, nous avons besoin de souffre pour opérer le robot, il faut tout faire exploser, le bouton rouge est sous mon doigt,
c'est le bouton de la lumière des chiottes dans lesquels je gerbe.

Allez voir ailleurs si on vous regarde, vous êtes les plus beaux parce que j'en suis persuadé, persuadez vous que vous êtes les meilleurs, vous êtes des vainqueurs, vous êtes la jeunesse d'aujourd'hui et pas celle de demain, vous me donnez la nausée tellement vous êtes beau.

Elle est plus belle que vous.

JE VOUS AIME mais je l'aime plus que vous.

Je pleure je ris je vomis, tout ça c'est de la faute à pas de chance.
La providence pis de toute façon les voies du seigneur sont impénétrables. Où êtes vous bande de rats. Restez terré, la vie s'en ira sans vous et vous ne serez jamais sorti de votre trou.

Battez vous et allez voir ailleurs si les rats dansent quand la chatte n'est pas là.

Rien, le vide, l'éternité, le chaos, la débauche, la décadence jusqu'à la mort.

Vive la vie, elle est notre seul flambeau, aimez vous, faîtes des enfants et envoyer les se battre pour un bout de tissus qui flotte au vent.

Je revomis mais c'est parce que je suis content.

Vous vomissez souvent? Et pourquoi vous vomissez pas, ça fait du bien, essayez, faîte de la merde par la bouche ou par le bout des doigts qui frappent violemment les innocents bouts de plastique de mon clavier.

C'est lui qui me fait vomir. C'est vous qui me donnez la nausée. C'est à cause d'elle si je dégueule.

L'amour est la vie.


Si vous en doutez posez vous quelques questions sur ce que vous voulez. Donnez du sens à votre putain d'existence.
Jamais le désir de vivre ensemble n'a été aussi éroné. La démocratie devrait permettre de vivre mieux grâce à tous, au lieu de cela elle guide nos élites à l'élitisme et les faibles à une mort sans détour.
Là où on a de l'égalité c'est dans l'amour et le faible est en cela beaucoup plus fort que tous parce qu'il aime, il sait aimer, il est aimé et il vit.

Qu'ils aillent tous se faire enc...
Moi j'aime et j'vous l'dit avec des mots qui s'échappent et d'autres qui frappent.
Elle m'a frappé très fort, elle m'a réveillé.
Plus besoin de manger, je suis immortel, je traverse l'atmosphère sans parachute, je suis dans le vide et je n'ai pas envie d'atterrir.

Si je lâche je m'écrase et ça fera mal, où sommes nous?
trouve une lampe et va t'en voir ailleurs s'il fait nuit, on arrête tout, je déchire l'affreuse bande magnétique de ce film qui m'énerve.
Sur la potence : entre la vie et la mort, beaucoup plus haut que son bourreau, beaucoup plus fort, il mourra par lui même, sans hache ni corde, il aime, j'aime, tu aimes, nous aimons, vous aimez, ils aiment,
Rendez vous en compte. Seul, tu es mort, vas-y, pars, envole-toi.

Posté par larchedenoe à 11:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]


08 décembre 2005

énorme

"Si tu veux voyager la nuit et que tu possèdes une lampe, pars!"

Buna wena ye ngwinda, o nzil m'pimpa, nda wenda!
proverbe Kongo (Zaïre / Congo)

<< L'Occident a peut-être besoin d'une autre lumière. Il a maintenant compris que la science seule ne suffit pas à l'homme pour satisfaire au moins deux de ses grandes aspirations, à savoir vivre heureux en sachant qu'on est heureux et connaître le mystère des mystères, celui de l'existence elle-même.

L'Afrique noire n'a pas de réponse à ces deux aspirations. Mais elle suggère une attitude qu'un long passé a eu le temps de mettre à l'épreuve : la
vie EST. Elle ne vient pas. Elle ne passe pas. Elle ne devient pas. Elle suit son cours et habite à jamais toutes choses douées de vie. L'homme est, par essence, une de ces choses là. Donc il ne mourra jamais, malgré les apparences triomphantes.
Cette attitude, pas plus que la science, ne permettra à l'homme de percer le mystère de l'existence, tant s'en faut. Du moins l'éloigne-t-elle de l'angoisse qui est certainement l'une des principales causes d'une vie malheureuse. C'est par cette attitude parfaitement intégrée que les peuples africains depuis des siècles, réussissent à vivre avec une égale sérénité les pires injustices comme les grands moments de réelle joie. Et le monde entier de s'étonner de les voir rire, chanter, danser au moment même où tant de malheurs s'abattent sur eux... >>

Francis Bebey
Extrait de la préface de
'Tambours et Visages, Houn-Noukoun'
Thomas Dorn

Posté par larchedenoe à 22:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 décembre 2005

Réponse au commentaire

Le développement n'est-il pas une occidentalisation du monde?

Oui c'est possible étant donné qu'il est pensé et conçu par les occidentaux. Ce développement apporte le progrès matériel, des conditions de vie agréables, l'accès à la santé. Les voies du développement amené par les occidentaux sont certainement les plus éfficaces.

En revanche, ce ne sont pas ces progrès là qui apportent la culture, le bonheur, l'amour, la vie. Tout ce qui fait que l'on aime la vie, ce ne sont pas des conditions matérielles qui le crée.

Le développement à l'occidentale ne prend pas assez en compte cet aspect là : on peut être heureux sans tout ça et si vous ne nous l'amenez pas on en a pas besoin pusiqu'on ne le connaît pas.

L'occidental est persuadé que toutes les civilisations veulent ce progrès. "Oui mais si on ne fait rien pour eux ils meurent à 35 ans comme nous au moyen âge!" Peut être mais ils vivent en croyant à l'au delà, leur passage sur terre est une réussite pour eux, pas pour les occidentaux...

Posté par larchedenoe à 14:00 - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 décembre 2005

Les democraties libérales

CM contempo (cours de Stéphanie Krapoth) Le cours n'est pas complet, j'ai publié uniquement l'aspect thématique et supprimé l'évenementiel.

LES DEMOCRATIES OCCIDENTALES AU XXè SIECLE

Durant le XXè siècle, les démocraties libérales sont souvent menacées par les régimes autoritaires et totalitaires. Il est donc impossible de parler des démocraties sans parler des régimes autoritaires et totalitaires.

La démocratie libérale est un régime politique. Le mot régime vient de régir ce qui renvoie à une façon de diriger, de gouverner. Le terme politique vient de « polis », la cité, il ne renvoie pas à l’individu mais à une collectivité humaine.

Un régime politique n’est pas limité. Il évolue avec le temps et dépend du contexte. Tous les régimes politiques matérialisent des rapports de force entre les groupes qui constituent une société humaine à un moment donné. Cette société est souvent une nation.

L’évolution vers tel ou tel régime politique n’est pas systématique, pas mécanique. On ne peut pas prévoir qu’un pays dans tel contexte va forcément se tourner vers tel régime politique.

Un régime tient compte des enjeux qui se jouent et vont se jouer, de l’économie d’un pays, des valeurs majoritaires au sein de la population concernée. Dans une nation, toue la population n’est pas forcément active politiquement. On peut noter l’exemple d’Athènes durant l’antiquité où une minorité dirigeait la majorité.

Le développement économique, les structures sociales, la culture politique du pays influent sur la structure du régime.

Par exemple, les forts taux d’abstinention que l’on observe actuellement montre un changement certain dans la culture politique française.

Le régime va aussi dépendre des valeurs défendues par la population.

Si un de ces éléments subit une distorsion, cela met le régime en situation de crise et sa stabilité est remise en cause.

Les idéologies sont porteuses de valeurs et elles ont tendance à s’affirmer comme les seules valables ce qui provoque forcément une concurrence et une tendance à l’expansion des régimes. (l’homme aurait-il peur de ce qui n’est pas comme chez lui?)

L’observation de ces régimes fait apparaître les rapports de force entre les nations.

La démocratie libérale au XXè siècle est fondée sur deux principes qui sont contenus dans le nom : le libéralisme et la démocratie. Chronologiquement, c’est le libéralisme qui apparaît le premier.

La démocratie se base sur l’égalité entre les citoyens et la liberté qui veut mettre fin aux restrictions, elle a une visée émancipatrice. Ceci, pour que cette démocratie fonctionne, il faut restreindre les libertés pour respecter la liberté.

Le libéralisme se base sur l’individu, sur la réussite personnelle,…

En cela, le régime n’impose pas de projet.

Le principe libéral limite le principe démocratique et le pouvoir du citoyen limite les libertés individuelles.

Les deux principes se limitent mutuellement, on parle de synthèse démo-libérale.

Par la suite, une vision procédurale fixe le fonctionnement de la nation. On peut indiquer deux règles fondamentales :

- la souveraineté des personnes dans la sphère privée (choix individuels, professionnels,…). Ceci signifie que la politique ne s’insère pas dans cette sphère.

- le conflit est institutionnalisé dans la sphère publique mais le règlement des conflits est inséré dans une procédure : le choix de la majorité.

C’est un règlement pacifique. C’est également un principe « simple et brutal » dans le sens où il est celui du plus grand nombre mais il n’est pas forcément le meilleur qualitativement. Il faut accepter les désaccords privés et publics. Il faut ensuite que la minorité accepte le choix majoritaire comme légitime et qu’elle n’ait pas recours à la violence.

Il reste un problème fondamental : où est la frontière entre la sphère privée et la sphère publique?

Par exemple, la question de la pollution, en imposant des restrictions contre la pollution, on empêche la liberté de chacun de prendre sa voiture quand il le souhaite pour la liberté collective.

Problématiques :

Peut-on parler de progrès du modèle de la démocratie libérale? Si oui, comment les caractériser? Allons-nous vers une fin heureuse de l’histoire?

On peut définir un peu le cadre géographique de l’étude : ce sont les pays européens zet les pays d’Amérique du Nord. D’un point de vue temporelle, nous partirons de la veille de la guerre en 1914 jusqu’à la Chute du Mur entre 1985 et 1991.

Plan :

I- Tableau

II- L’entre-deux guerres

III- La seconde guerre mondiale

IV- La démocratie libérale jusqu’en 1968, durant la guerre froide

V- Les années 70 et 80 : la chute des contre-modèles

I- Veille et lendemain du premier conflit mondial :

Berstein parle de « l’âge d’or de la démocratie libérale pour désigner la période 1880 à 1918.

A- Tableau des régimes avant 1914 :

Avant 1914, les régimes démocratiques sont minoritaires.

1- L’aire géographique de la démocratie libérale :

Elle est présente dans les pays d’Europe du Nord-Ouest : la Belgique, la France, les Pays-Bas, la Suisse, la Grande Bretagne et les pays scandinaves. Globalement on peut dire qu’elle rayonne autour de la France et la Grande Bretagne qui sont les fondatrices de la démocratie libérale.

On la trouve aussi aux USA et dans les anciennes colonies anglaises (Canada, Australie, Nouvelle Zélande et Afrique du Sud).

Dans le reste du monde on a des régimes autoritaires dont certains ont une apparence démocratique mais sans être de réelles démocraties comme en Allemagne.

La démocratie libérale n’existe pas en Europe centrale, en Europe Occidentale ni en Méditerranée.

L’Italie est une oligarchie.

On a trouver quatre points communs aux pays qui ont des régimes démocratiques :

Ce sont des pays qui ont profité des grandes découvertes et qui ont fait des bénéfices commerciaux accompagnés d’un développement économique. Ce sont des pays prospères.

Cette accumulation de richesses a permis la montée en puissance de Bourgeoisie. Ceci crée un changement car les bourgeois vont vouloir jouer un rôle politique (soit en conflit comme en France avec l’aristocratie soit en association avec celle-ci comme en Angleterre). La base de ces sociétés est le travail pour obtenir le confort matériel qui permet de donner une éducation aux enfants. On rêve d’ascension sociale (surtout les groupes intermédiaires). Le modèle bourgeois est incontestable. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas que les bourgeois qui défendent ce mode vie.

La prospérité associée à l’idéal bourgeois provoque des progrès dans l’instruction (1833, Guizot). Les journaux à bon marché se développent ce qui mènent les masses à s’intéresser aux problèmes politiques.

Il faut que toute la société soit d’accord sur le sens de la participation, il faut qu’il y ait consensus sur le fonctionnement de la Démocratie libérale. C’est ce qui est à la base du régime, à la base de son équilibre. Il faut donc du temps pour ancrer le régime démocratique.

2- Trois versions de la démocratie libérale :

a) L’ancêtre : le modèle britannique :

La Grande Bretagne est le premier État à donner une place à l’individu. Depuis le XIIIè siècle il existe un parlement qui contrôle le pouvoir royal (sur les impôts par exemple). Le XVIIè siècle connaît deux révolutions. La seconde, celle de 1688 appelée « La Glorieuse » voit la victoire du Parlement. On rédige la « Bill of Rights » en 1689 qui limite réellement le pouvoir royal. C’est le début du processus constitutionnel. Certaines libertés individuelles sont entérinées. On parle de Monarchie Constitutionnelle.

Au XIXè siècle, on a un régime parlementaire : le gouvernement est responsables devant le parlement (devant les représentants). Ceci dit, il n’y a toujours pas de suffrage universel.

En 1884/1885, on a un suffrage presque universel et la démocratie est à peu près installée. La politique sociale ne fait pas partie des affaires de l’État.

Après la grande dépression (1873/1875), on voit l’apparition du travaillisme. La législation sociale instaurée entre 1906 et 1911 permet d’aider les plus pauvres.

En 1909, les riches sont imposés.

En 1911, on a le « parliament Act », les lords ne peuvent plus bloquer les finances. L’institution s’adapte progressivement, on parle de gradualisme.

b) Le rejeton : le modèle américain :

En 1676, les colons américains obtiennent leur indépendance après avoir refuser des taxes anglaises. La révolte a une origine matérielle.

On parle du libéralisme à l’américaine. Les constitutions de chaque colonies sont précédées par des Déclarations de Droits. Ce sont des régimes républicains.

On a une séparation des pouvoirs et le pouvoir législatif est prédominant et élu. Par souci d ’équilibre, il y a deux assemblées qui se contrôlent l’une et l’autre.

Le pouvoir du gouverneur est limité pour assurer les libertés individuelles.

En 1787 est rédigée la Constitution fédérale des USA avec également deux assemblées. Les États conservent de larges pouvoirs. Le président est élu indirectement par des collèges électoraux. Le pouvoir exécutif est limité.

En 1875 après la Grande dépression naît le mouvement progressiste qui émet des réformes. Le suffrage universel est instauré en 1913.

On contrôle les dépenses électorales pour que les élections ne soient pas truquées. On pratique la démocratie directe : l’électeur peut proposer des lois et des referendums.

On peut également sanctionner les élus.

C’est d’abord un système uniquement libéral puis vers la fin du XIXè et le début du XXè on prend des mesures d’intégration sociales.

c) Le modèle républicain français :

En France, la démocratie arrive avec l’abolition de la monarchie c’est à dire avec la République. On peut avoir une monarchie avec des principes démocratiques, on peut avoir une République non-démocratique mais République et Monarchie sont antagonistes.

Le modèle français est un modèle avec des références historiques et philosophiques. C’est un système institutionnel fondé sur la première phase de la Révolution française avec la Déclaration des Droits de l’Homme.

C’est l’accomplissement d’un modèle révolutionnaire. Il s’appuie sur les droits naturels de l’individu et la souveraineté de la nation ainsi que l’égalité devant la loi.

Au niveau institutionnel, la démocratie libérale est parlementaire. Le gouvernement est responsable devant la majorité de la chambre (la représentation élue). C’est le cas également en GB mais pas aux USA.

On peut voir plusieurs étapes dans la mise en place de ces institutions.

La République est proclamée en septembre 1870, on écrit les lois constitutionnelles en 1875 (ce n’est pas une constitution).

On peut noter deux épisodes intéressants :

-la crise du 16 mai 1877, l’assemblée nationale est républicaine mais le président Mac Mahon est royaliste. L’enjeu est de savoir qui aura la prépondérance, quelle institution doit être la plus importante.

Le président s’efface, le gouvernement ne dépend plus de lui mais de la confiance de la majorité.

C’est un des virages qui conduit au parlementarisme.

-le boulangisme avec le général Boulanger de 1885 à 1889 : les boulangistes veulent un pouvoir exécutif plus fort et efficace. C’est anti-républicain mais c’est un mouvement qui suscite l’enthousiasme du peuple. Le sénat prend peur et s’accroche à la République et à la démocratie.

On prend conscience des risques du suffrage universel. Il change d’image, on se rend compte que les foules sont spontanées et parfois dangereuses.

On accumule un patrimoine républicain, l’esprit de la république à cette époque est de laisser vivre la diversité, l’efficacité n’est pas l’idéal, on cherche à défendre les droits et les libertés de l’individu.

Il faut que l’exécutif ne soit pas trop fort, on ne veut pas retrouver un Napoléon III.

Il faut contrôler le président grâce à un fonctionnement parlementaire.

L’instabilité ministérielle n’est pas mal vue vers 1900, elle représente à l’époque le signe d’un progrès.

Vers la fin du XIXè et le début du XXè, la majorité de l’opinion publique est ralliée aux institutions républicaines. Les appuis solides du régimes sont les partis radical socialiste (rad-soc) et l’Alliance (modérée).

La fédération républicaine composée en grande partie par les catholiques, les nationalistes et les conservateurs font partie du clan anti-Dreyffusard. Ils se rallient peu à peu à la république mais n’apprécient pas la laïcité.

A gauche, la SFIO (section française pour l’internationale ouvrière) se rallie aussi. Elle a un fondement révolutionnaire marxiste mais Jean Jaurès influe sur elle et lui fait accepter la base républicaine.

On a des institutions qui répondent aux classes moyennes en plein essor. 50% de la population active fait partie de ces classes moyennes (petits patrons, fonctionnaires, salariés). C’est la base de la reconnaissance de la république.

Les classes sont hétérogènes mais elles espèrent toutes l’ascension sociale, c’est ce qui les regroupent autour de la république. La politique sociale est fondée sur un contrat entre l’état et l’individu. L’Etat doit aider les plus faibles. Il faut que chaque citoyen donne sa contrepartie par le travail.

D’un point de vue fiscal on instaure l’impôt sur le revenu juste avant la première guerre mondiale avec un taux d’imposition progressif.

L’éducation est diffusée car elle est un tremplin social, elle permet de s’élever dans la société (l’école secondaire est encore payante). On crée des bourse pour les plus méritants, on rentre dans un esprit de méritocratie, on juge sur la capacité et pas la fortune.

Ce n’est pas une idée égalitaire, le concept d’élite est derrière celui du mérite.

Le troisième aspect est l’idéal de ne pas avoir de patron au dessus de soi, l’abolition du salariat, le rêve de propriété, de patrimoine.

On favorise les patentes (lettres pour la création d’une entreprise), c’est le début de la liberté économique.

3- Bilan comparatif :

Dans les pays cités, la démocratie libérale est implantée, ce sont des pays prospères où l’on trouve une bourgeoisie puissante et une classe moyenne ambitieuse.

Dans les trois cas on a une tradition historique avec prépondérance des droits de l’homme et de l’individu, l’État doit aller vers les plus faibles. C’est l’ensemble des individus qui fait la souverainet é nationale.

Le principe de la Démocratie libérale est original et complexe. La GB et la France ont des régimes parlementaires tandis que pour les USA on a une nuance dans la responsabilité.

La Démocratie libérale est un régime qui incarne le progrès, on a l’idée que toutes les nations doivent arriver à la DL. C’est un aboutissement. Elle est attrayante pour les pays proches et ce même dans les pays autoritaires comme en Autriche-Hongrie ou en Allemagne.

Dans l’empire allemand, une majorité de la population aspire à la démocratie avant la guerre. En Autriche-Hongrie, le suffrage universel est instauré en 1906 (pour l’Autriche seulement car elle est plus développée).

Les pays riches ont plus de chance d’y accéder.

Posté par larchedenoe à 17:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le libéralisme

LE LIBERALISME

Ce n’est pas un mouvement simple, c’est une philosophie révolutionnaire qui s’oppose à l’ancien régime. Il anime les pensées de ceux qui s’opposent à la restauration.

Il est toutefois conservateur dans son opposition à l’État. Il met en scène le « primat », l’individu au détriment de l’État.

C’est une philosophie totale et globale avec une réflexion sur l’économie, la société, la politique,…

Le métier d’historien naît au XIXe siècle avec par exemple Guizot, Michelet, Marx, Fustel de Coulanges,… Pour le libéraliste, l ’histoire est faite par les individus et non par les masses.

Conséquences juridiques et Politiques :

Il y a une réflexion sur le pouvoir de l’État, on cherche à le réduire . C’est la garantie des droits de l’individu contre l’absolutisme.

La doctrine révolutionnaire s’oppose au despotisme et c’est ce qui fait surgir les mouvements révolutionnaires, les barricades (voir V.Hugo).

Le libéralisme c’est surtout la défense des intérêts de la Bourgeoisie. Ex : loi Le Chapelier qui interdit les associations, il faut attendre 1884 pour voir des syndicats ouvriers.

On a une apparence trompeuse d’égalité.

En outre, il y a véritablement deux face à ce libéralisme : l’individualisme et le progrès.

Il se manifeste également politiquement avec la culture du « complot militaire », les conspirations qui luttent contre la restauration. L’armée s’est fraternisée durant les guerres napoléoniennes et les militaires retournés dans le civil continue dans cet esprit avec par exemple le complot des 4 sergents de La Rochelle.

L’Europe est animée par une culture d’insurrection : à Naples, au Portugal, en Russie (mouvement des « Décabristes », des officiers tsaristes écrasés par la police)…

La politique libérale se manifeste dans les pays par l’existence d’une constitution, un texte écrit (la première date de 1830 avec Louis-Philippe). C’est une opposition à l’absolutisme. On peut toutefois être libéral et monarchiste. Le libéralisme est un moyen de s’opposer aux masses, à la poussée des masses. Il y a dans la Bourgeoisie une peur à l’égard du monde ouvrier, de la pauvreté.

Cf Louis Chevalier, Classes dangereuses, classes laborieuses. La pauvreté devient synonyme de violence. Le peuple est malheureux mais dangereux.

La conception libéral du droit de vote est ainsi limitée avec le cens. L’idée de citoyenneté n’est pas démocratique. L’électorat est assigné à une fonction par rapport à son statut social, sa fortune, …

Il faut être riche et instruit pour voter, être muni de la raison. On parle de « citoyen capacitaire »qui représente une minorité.

Cette conception est ainsi discriminante mais tout de même progressiste vis-à-vis de l’ancien régime. Il y a des possibilité d’ascension sociale mais elles restent très limitées. Guizot disait ; « Enrichissez-vous ».

Le libéralisme est une philosophie moralisante, la bourgeoisie tient des discours moralisant à la classe ouvrière : « épargnez, soyez propre!»

En effet, il n’exclue pas les différences sociales, l’accès à la culture limité, la fortune…

L’argent peut avoir un effet libérateur, on quitte la campagne pour aller en ville et trouver de l’argent.

Le monde rural reste un monde de traditions, de conformisme.

Marx : l’argent est un principe d’oppression. Cf l’idéologie allemande.

C’est une société en mutation avec l’argent, l’instruction qui voit l’apparition des diplômes (ex : baccalauréat en 1807 grâce à Napoléon qui réorganise les universités et les grandes écoles souvent comme des casernes). L’éducation des filles se fait dans des institutions religieuses ce qui va maintenir la foi dans les familles et crée une fracture dans les couples entre la femme horrifiée par la modernité et l’homme qui vit dedans. Cette fracture va être à l’origine d’un débat entre la foi et la science.

Les ouvriers quant à eux se déchristianisent avec l’apparition d’une autre culture : le socialisme utopique. La science avec Darwin, Marx, Spencer et la religion qui se repense et se réforme avec le prêtre Lammenais qui finira exclu du clergé.

Ce débat central est généré par le libéralisme. Il aboutira aux loi de laïcité de 1905, suite à une déchristianisation des masses populaires.

Le libéralisme s’oppose au traditionalisme et il va faire naître des mouvements d’oppositions : les socialismes.

Posté par larchedenoe à 17:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le socialisme utopique

LE SOCIALISME UTOPIQUE

Définition du « socialisme utopique » :

Le mot remonte au premier tiers du XIXe siècle (1830/1840) et il s’oppose au libéralisme. Il devient usuel en Angleterre dans les discussions de l’association des classes et des nations fondée en 1835 par Robert Owen. Il désigne l’association coopérative qui a pour but de constituer un nouveau monde économique et social.

En France, il apparaît chez les St Simoniens dont les idées s’opposent à l’individualisme. On le trouve dans les écrits de Charles Fourier, de St Simon ou encore d’Owen.

Ces textes parlent tous de cités radieuses (icaries ou phalanstères pour Fourier) dont l’organisation est souvent communautaire. C’est un monde qui essaie de lutter contre l’accablement de l’homme écrasé par la société.

Marx définit ce socialisme d’« utopique » en opposition au socialisme scientifique.

On parle de sociétaires, de communautaires.

Charles Fourier est méconnu à son époque et il est même oublié après sa mort. C’est la génération de 1968 qui va le restaurer. (ex : C.Fourier, Le nouveau monde amoureux).

Le socialisme remet en cause le culte marial, la jeune fille vierge,… Tous ces textes sont jugés explosifs pour leur époque.

Les pères fondateurs du socialisme utopique :

Henri de St Simon

Il est issu de la noblesse, il est le petit neveu du mémorialiste de Louis XIV. Il part en Amérique à 19 ans où il se bat aux cotés des insurgés américains en faveur de l’indépendance vis-à-vis de l’Angleterre. Il rejoint d’ailleurs l’armée du Général Washington.

Il appartient à la société Cincinnaties qui rassemble la noblesse internationale favorable à l’indépendance américaine.

Il revient en France à 23 ans. Il publie en 1817 les lettres américaines qui fondent le St Simonnisme.

Le St Simonnisme n’est pas révolutionnaire, il accepte la propriété mais il demande que tous les producteurs capables de faire fructifier leurs terres bénéficient de crédits distribués par des banques centrales, gérées par les producteurs eux-même.

Pour St Simon les banquiers sont des industriels qui permettent le crédit et donc le fonctionnement des industries. Pour lui, l’agriculture est aussi une industrie et tous ceux qui travaillent sont aussi des industriels. St Simon attire les financiers, les banquiers, les chefs d’entreprise et son idéologie qui sort du cadre traditionnel et limité par la moral religieuse s’appliquent à une société en changements.

La parabole de St Simon : « Si la France perdait le roi, si la France perdait ses princes et 30 000 des ses nobles (c’est à dire presque toute l’aristocratie), il n’en résulterait aucun mal à la politique pour l’État. Par contre, si la France perdait 3000 de ses meilleurs savants, de ses artisans et de ses artistes, elle deviendrait un corps sans âme ».

Il faut que la nation devienne organisatrice : « l’imagination au pouvoir ». Il veut des hommes de raisons au pouvoir, des mathématiciens, des artistes et pas des aristocrates qui le sont héréditairement.

St Simon est accusé de complicité morale dans l’assassinat du duc de Berry et également d’être irrespectueux envers la famille royale. Il se défend en disant qu’il ne critique que le mode d’administration du pays, irrespect encore pire aux yeux de certains mais qui fonctionne car il est acquitté et devient très célèbre. Ex : le chansonnier Béranger va populariser sa parabole.

On sort d’une vision féodale et théologique. Pour St Simon, la France pourrait devenir une grande manufacture. Il veut intéresser les banquiers et il y arrive : les frères Rodrigues, les frères Pereire et Lafitte investissent.

La famille St Simonienne : elle comprend un personnage un peu bizarre : le pape appelé « Enfantin » et qui se dit polytechnicien. Il est très connu pour avoir organisé des communautés et il est arrêté pour atteinte aux mœurs . Il divise la province française en 5 Églises : Lyon, Toulouse, Montpellier, Brest et Marseille et Paris en 12 circonscriptions. Le St Simonisme a également des adeptes en Belgique. Les St Simoniens achète un journal : Le Globe, la bataille idéologique se fait par la presse. Ils utilisent des rites empruntés aux francs-maçons ou aux charbonniers pour se reconnaître entre eux. On développe l’idée de communication, de fraternité, de confrérie et de secret qui cimente le mouvement. Enfantin refuse le mariage polygame et aura lui même de nombreuses femmes. C’est une philosophie qui correspond aux mutations d’un monde encore très rural. Les socialistes utopiques posent le statut de la femme et dès 1808, Fourier dira que « les progrès sociaux suivent la libération de la femme ».

Dans le sillage du St Simonisme, des femmes marginales s’engagent comme Suzanne Voilquin qui lance un journal, Désiré Gay, ouvrière qui adorait Enfantin, Flora Tristan (1ère sociologue), Jeanne Deroin, Pauline Roland, Eugénie Niboyet…

Elles veulent un monde nouveau, elles veulent s’occuper de l’éducation des enfants pauvres, de meilleures conditions sociales,…

D’un autre coté, des femmes bourgeoises s’engagent dans des congrégations catholiques.

Livre : André Gueslin, l’invention du social, on y trouve des biographies de Owen, de Fourier, Proudhon,… Lire les 20 premières pages.

Suzanne Voilquin

Jeanne Deroin (1805-1894), elle œuvre pour l’éducation des enfants pauvres, elle lit beaucoup et son but est d’aller vers l’action. C’est elle qui préconise les candidatures féminines aux législatives et demande à Georges Sand de se présenter (elle refuse). Jeanne Deroin dirige un journal, l’opinion des femmes et réfléchit à « l’association fraternelle et solidaire ». Elle imagine ce que pourrait être une confédération de syndicats. Elle veut le droit au travail des femmes. Elle communique avec Proudhon qu’elle juge misogyne.

Elle aide à la fondation des instituteurs socialistes et elle est élue membre des unions fraternelle des travailleurs. On retrouve l’idée de corporation et d’association.

Pauline Roland

Flora Tristan

C’est elle qui lance la sociologie, science qui sera reprise plus tard par Durkheim.

Charles Fourier

Est-ce que tout cela va produire une action?

Les disciples de Fourier et de St Simon vont vouloir passe à l’action. Il vont tenter des expériences sociales en communautés closes (elles vont toutes échouer). Ce sont des hommes qui veulent du bonheur dans un monde ravagé.

En 1830 démarre la colonisation de l’Algérie. En 1848, le gouvernement quarante-huitard abolit l’esclavage.

Les brasiers (ceux qui n’ont que leurs bras) sont envoyés en Algérie pour y cultiver la terre avec quelques volontaires. L’utopie sociale a pris en charge la colonisation.

Eugène Pereire propose le chemin de fer en Algérie (il l’avait déjà proposer en France).

On crée des armées de travailleurs civiles avec par exemple le général Bugeaux qui a pris Constantine. C’est une réunion d’hommes grâce à l’harmonie de la volonté.

Enfantin souhaite la création d’un corps de travaux publiques avec des soldats travailleurs. Bugeaux connaît le socialisme utopique et il correspond avec Victor Considérant.

C’est également en France l’apparition des catholicismes sociaux et on envoie des prêtres en Algéries. On constitue l’union agricole en 1840.

Une autre utopie sociale : celle des chemins de fer lancée par les St Simoniens. Il s’agît de sortir la province de sa léthargie. On crée des société anonymes. La gare et les chemins de fer hante la littérature du XIXe siècle.

Les canaux maritimes comme l’isthme de Suez grâce à Enfantin en 1832 ou le canal de Panama avec Michel Chevalier (1806-1879) pour relier les mondes interocéaniques.

Ces projets sont réalisés sous le second Empire par Napoléon III qui fut St Simonien.

Les expositions universelles comme celles des HALLES en 1855 à Londres rassemblent les progrès techniques. Ex : le béton inventé par un St Simonien.

Proudhon :

Il est né en 1809 à Besançon (il mourra en 1865). On le surnomme le « grand bisontin » et il revendique son appartenance au monde populaire. Il représente le peuple français à la différence de Marx ou d’Hugo qui étaient de bourgeois. Proudhon est le fils d’une paysanne et d’un ouvrier. Il obtient une bourse au collège de Besançon. Il étudie le latin (indispensable pour être « lettré » sans dictionnaire.

Il remporte tous les prix d’excellence mais il est obligé d’arrêter ses études pour travailler. Il devient petit patron d’une imprimerie, il est fondé de pouvoir dans une entreprise de navigation puis journaliste…

Il s’engage fermement contre la dictature du second Empire. Il correspond avec Marx et tous les deux sont d’abord d’accord sur un certain nombres de points.

Il sera persécuté, déporté et mis en prison. Il meurt épuisé à l’âge de 56 ans en laissant derrière lui pas moins de 35 volumes. Son œuvre est énorme.

Sa doctrine est justement l’hostilité à toute doctrine, à tout système. Il se dit « moniteur du peuple ». Il apporte une théorie sur le mutualisme et se repose sur la fédération. Pour lui, chaque propriété est mutuelliste, elles sont fédérées, rassemblées autour d’ensembles coopératifs. L’agriculture et l’industrie ne sont pas dissociées et sont mutualisées.

Il veut une socialisation fédérative des propriétés collectives. Les entreprises étant elles aussi collectives et associées à une fédération mais concurrentes.

Proudhon est le père de l’anarchie.

Il ajoute le groupement des consommateurs qui forment un syndicat veillant à la production et à la gestion économique de la société. Il fait une critique systématique de l’Etat, des propriétaires qui gagnent de l’argent sans travailler et qui s’approprie des biens de façon gratuite.

Proudhon dit que les fonctions entre les consommateurs, les propriétés, les forces agricoles et industrielles sont interdépendantes. Toutes ces fonctions sont liées et ont un rôles majeur dans l’organisation de la société, elles doivent donc être sur un pied d’égalité.

Proudhon a été beaucoup critiqué de son temps, surtout par les femmes St simoniennes car c’était un misogyne absolu.

est né en 1772 à Besançon dans une famille de boutiquiers. Il est intéresser par la nature et les sciences naturelles. Il déteste la révolution française et sa raison qui a desséché l’Homme. Il avance l’idée de la nature et de l’harmonie. Il croit au principe de l’attraction passionnelle qui exclut toute discipline. Il déduit de ces principes une division de l’humanité en phalanstères : « le nouveau monde amoureux ». Tout cela symbolise l’aboutissement de l’harmonie. Il faut en finir avec les mariages bourgeois et les adultères, il propose l’amour libre et multiple0
écrit en 1840 Les promenades dans l’ombre. C’est une aventurière, elle se marie très jeune pour échapper à la misère, a trois enfants et décide de partir en Amérique latine pour retrouver la famille de son père. Elle sera haït par la société de son temps. Elle écrit beaucoup pendant ses voyages, elle se déguise en homme pour entrer au parlement en Angleterre, pour faire ses enquêtes dans les prisons, dans les fabriques, elle étudie la condition des femmes en Angleterre (notamment des prostituées)…
adhère au St Simonisme. Les femmes commencent à écrire sans conditions matérielles, sans bureau, seulement sur un coin de table. Pauline Roland travaille à la revue de Georges Sand et milite à l’association des instituteurs. Elle est arrêtée car elle a tenté de lancer une insurrection puis elle est déportée en Algérie. Une campagne du chansonnier Béranger permet sa libération en 1847, elle finira ses jours à Paris en 1852.
dirige le journal Femmes nouvelles en 1833, elle voyage beaucoup (en Russie notamment) et finit sa vie à l’hospice détruite par la misère.
: 1760-1823 :

Conclusion :

Les utopistes voulaient changer leurs vies, c’étaient des visionnaires comme Fourier qui imagine l’organisation de la commune avec ses phalanstères. Ce qui rassemble ces hommes c’est qu’ils croient en l’avenir, ils pensent que le futur sera meilleur et ils espèrent un âge d’or. C’est une idée difficile à soutenir dans un siècle de misère.

Ils voulaient aussi la destruction des privilèges. Ils n’étaient pas contre le travail mais voulaient vivre le leur avec passion, avoir une fonction qui les passionne à l’image de la vie dans les phalanstères.

Ce qu’ils voulaient avant tout c’est être heureux, c’est du socialisme utopique que va découler une notion nouvelle, celle des loisirs qui vont s’imposer dans la société à la fin du XIXe siècle avec la réduction du temps de travail.

Leurs idées sont toutes fois très proches du rêve pour l’époque.

Posté par larchedenoe à 17:10 - Commentaires [1] - Permalien [#]